Tête masculine

Tête masculine

L’homme est austère, la physionomie marquée par l’énergie. D’une relative jeunesse, il est
menacé d’une calvitie précoce, comme le montrent les rangs clairsemés des boucles
frontales, au sommet d’un front large et bombé. Sur un cou fort, le visage allongé, aux
pommettes saillantes, est marqué par la contraction des sourcils peu fournis, derrière lesquels on n’a guère de peine à découvrir le regard dont la lueur, au fond des yeux petits
et rapprochés, est à la fois sombre et grave.

L’effet principal est évidemment celui du
contraste entre la chevelure, la moustache et la barbe, où le trépan a fouillé le marbre de
mille façons, avec des perforations au réseau très dense, mais sans excès dans la
profondeur, comme au temps des Antonins, et d’autre part les chairs unies et souplement
modelées.

L’expression méditative fait penser à un homme de réflexion, mais la volonté qui
anime les traits à un homme d’action. Le portrait doit dater du début du règne de Septime
Sévère, à la fin du IIe siècle.

Publ. : Jucker 1967, pl. 32 ; Gjødesen 1972 ; Jucker et Willers 1982, p. 184 sq., n°77 ; Zimmermann 1991, p. 119.