Deux oenochoés

Deux oenochoés

A gauche :
Le corps est ovoïde et l’embouchure légèrement évasée a un profil trilobé. Une anse
verticale rejoint la lèvre à la panse pourvue d’une base annulaire. Le champ décoratif est
occupé par un grand oiseau qui vole devant une fleur aux pétales épanouis. La
stylisation des deux motifs est accentuée par la combinaison des lignes noires et des
bandes rouges. L’oiseau est par ailleurs l’image la plus courante de la peinture chypriote
de l’âge du Fer : ses multiples variations montrent la faculté d’invention des décorateurs
de l’île.

Publ. : Jucker 1967, n°25 ; Karageorghis et Des Gagniers 1979, p. 130 ; Zimmermann 1991, p. 67.

A droite :
Installé sur une base annulaire, le corps du vase est ovoïde, avec un col orné de part et
d’autre d’un cercle pointé et d’un svastika. Une anse verticale rejoint la paroi du
récipient au bord de l’embouchure légèrement tréflée et bordée de deux bandes noires.
Entre deux filets de bordure, des stries de peinture noire décorent le sommet de cette
anse, suivies sur la surface verticale d’une bande ondulée, enfin d’une sorte de boucle
décrite souplement sous l’attache inférieure. Sur la paroi est peinte, en rouge et en
noir, la silhouette d’un héros casqué, armé d’une grande épée fixée à la taille ; il porte
une grosse fleur à la main, dont il semble respirer l’odeur. À ses côtés se tient un gros
animal, le corps en noir bordé d’un filet, la tête dessinée au trait, la queue relevée en
panache : son attitude pourrait décrire celle d’un chien en train d’aboyer.