Mors

Mors

Mors de bride à canon brisé et torsadé. L’effet de tressage est réel, chaque moitié du
canon étant constituée de deux tiges entremêlées et terminées en anneau. Les branches
présentent une boucle carrée, là où passaient les rênes.

Les deux pièces, qui prenaient place sur les commissures des lèvres pour empêcher le
mors de glisser dans la bouche, sont constituées d’une sorte d’armature en forme de
cheval, avec un autre plus petit sur son dos (poulain). Sous son ventre, il y en a un
troisième, dans l’attitude d’un poulain prêt à téter. Un canard lui répond, près des jambes
antérieures, dirigé dans l’autre sens. Les figures secondaires sont maintenues par des
tenons (canaux de coulée), rattachés à leur tête. Les jambes des grands chevaux sont
prolongées par des anneaux, dans lesquels passent des chaînes, terminées par des figures
schématiques (homme et oiseau ?).

Ce mors très élaboré appartient au type
« Pferdchenknebel » de Volterra établi par F. W. von Hase, que l’on trouve répandu dans
toute l’Italie centrale, vers la fin du VIIIe siècle et au début du siècle suivant.

Publ. : Barbier 2000, p. 107 ; Dörig 1975, n°115 (J. Chamay) ; Zimmermann 1991,
p. 64, fig. 24, p. 84 et 85 (planche) et p. 164.