Statue masculine

Statue masculine

Les plus grandes statues dites « Sokoto », comprises entre 80 et 90 cm de hauteur, sont le plus souvent des représentations anthropomorphes masculines. Elles sont figurées selon un schéma toujours identique auquel cette statue répond parfaitement. Le corps cylindrique et creux possède une base légèrement évasée et laissée ouverte sans figuration des jambes. Sur le tube qui figure le corps, sont plaqués les bras grêles et courts. Les mains sont posées sur l’abdomen de part et d’autre de l’ombilic. Les visages, tel celui-ci, adoptent tous la même construction caractéristique : le crâne globulaire, le haut front dégagé, les arcades sourcilières disposées en oblique, les pupilles percées et soulignées par un demi-cercle, le nez court aux narines aplaties, enfin la bouche entrouverte ourlée de lèvres plates. La plupart des visages arborent aussi une barbe qui prend naissance sous la lèvre inférieure et des moustaches qui apparaissent aux commissures des lèvres. La parure, toujours très sobre, comprend un collier et des scarifications abdominales rayonnant autour du nombril. Les cheveux coupés ras ou le port d’un bonnet étriqué mettent en valeur la forme du crâne. D’après les quelques données chronologiques existantes, les sculptures Sokoto seraient plus récentes que les sculptures Nok. Les comparaisons stylistiques et iconographiques qui ont été avancées jusqu’alors s’avèrent peu pertinentes et insuffisantes pour démontrer de quelconques liens entre ces deux cultures. En revanche, il conviendrait peut-être de s’interroger sur certaines parentés formelles unissant les sculptures provenant de Yelwa et certaines pièces Sokoto de petites dimensions.