Colonne funéraire

Colonne funéraire

Les colonnes funéraires mabondo (sing. dibondo) kongo constituent une des seules formes originales de terre cuite connues à usage exclusivement rituel. La plupart des autres récipients en terre cuite placés sur les tombes ou utilisés dans les rituels semblent être de la vaisselle commune. Des objets rituels en terre séchée étaient pourtant communs dans les autels de certains cultes, mais ils n’étaient pas cuits ; il existait aussi dans les cimetières des monuments funéraires en terre séchée de forme conique, mais pas de brique cuite (s. n. 1907, p. 8). Les colonnes funéraires kongo ont résisté au temps notamment en vertu de leur qualité de fabrication. Celle-ci est avant tout le résultat d’un contrôle optimum de la qualité de la glaise et des techniques de cuisson. La potière du Bas-Congo recherchait l’argile la plus fine et la laissait reposer dans une fosse pour plusieurs mois après le premier pétrissage (s. n. 1907, p. 5). L’utilisation de divers dégraissants est avérée, en particulier du charbon de bois pilé et des fibres végétales. Au début du 20e siècle, on a signalé deux types de four dans la région, l’un étant une fosse voûtée avec de l’argile, l’autre étant une construction aérienne d’environ deux mètres de côté et de haut, réalisée en argile également. Ce dernier modèle était conçu pour des utilisations multiples et présentait une forme de ruche à base ronde. Il était équipé de plusieurs ouvertures au niveau du sol, qui pouvaient être refermées avec de la glaise au moment de la cuisson et d’une cheminée au sommet qui permettait de recharger en charbon lors de la cuisson.