Bol à décor spiralé

Bol à décor spiralé

Une étude approfondie de Christopher Slogar, qui a analysé les ornements graphiques sur des centaines de pieds détachés dans deux sites archéologiques en dehors de Calabar, a révélé que les artistes qui les avaient réalisés se sont référés à seize catégories de motifs. Se livrant à diverses improvisations, ils ont associé des formes abstraites, sans jamais reprendre le même dessin (Slogar 2005, p. 72-77). Le dessous de ce bol présente une spirale peignée, placée entre deux arcs opposés. Dans le nsibidi – écriture secrète utilisée dans toute la région –, l’idéogramme consistant en un arc, qui, par la suite, s’est souvent vu terminé par de brèves lignes perpendiculaires pour évoquer des manilles (monnaie de cuivre introduite par les commerçants portugais en 1505), signifie un être humain et sous-entend une association étroite entre la notion de personne et la richesse ou la productivité (Talbot 1969, p. 184). Lorsqu’ils sont placés dos à dos, les arcs opposés font allusion à une relation troublée (Macgregor 1909 ; Dayrell 1910).