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Laténium, Parc et musée d’archéologie de Neuchâtel

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
10 janvier 2017 - 17 avril 2017

Une tête d’homme de Mari face aux photos du père Antoine Poidebard

Masque ou tête d’homme sculptée appartenant à une statuaire ? Ce visage à la fois énigmatique et lumineux, particulièrement expressif, a retenu l’attention du Laténium dont la dernière exposition présente le travail à la fois artistique, tech-nique et scientifique du père Antoine Poidebard. Grâce à ses remarquables photographies aériennes prises au Proche et au Moyen-Orient dans les années 1920-1930, le savant français dévoile les vestiges d’un passé prestigieux dont est issu un nombre considérable de chefs-d’œuvre créés le long du Tigre et de l’Euphrate, berceau de l’humanité. L’œuvre prêtée par le Musée Barbier-Mueller à l’occasion de son 40e anniversaire, remontant au IIIe millénaire avant J.-C., symbolise les populations sumériennes qui ont marqué de leur empreinte la naissance des premières cités-États, prémices du monde moderne. L’objet pro-vient d’un site de la sphère d’influence de Mari, cité découverte en 1933 au mo-ment même où Antoine Poidebard documentait en images les sites de la région.

Denis Ramseyer, directeur adjoint du Laténium

Musée international de la Réforme, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
12 janvier 2017 - 31 décembre 2017

Quatre pièces du musée Barbier-Mueller illustrent des thématiques du MIR

En cette année anniversaire, quatre objets issus de la collection Barbier-Mueller s’exposent au MIR, venant illustrer, une fois encore, les liens qui unissent les deux institutions. Dans la première salle du musée, le public est accueilli par un imposant objet issu des Toba Batak d’Indonésie, une communauté qui a pour particularité d’avoir fondé, au début des années trente, une Église nationale protestante à caractère luthérien. Un « objet force » kongo, donnant à voir une figure de guerrier armé d’une lance et parsemé de clous, est exposé jusqu’au 20 août dans la salle consacrée aux guerres de religion. Pour faire écho à l’instruction qui prit une place centrale dans la Genève du temps de Calvin, c’est une poterie du Burkina Faso, symbole de la transmission d’un savoir ancestral, qu’on peut admirer. Enfin, une statue ancienne du Costa Rica, figurant un bourreau, la tête de sa victime sous le bras, se pose en résonance avec les châtiments jadis perpétrés sur les protestants dans la période suivant la révocation de l’Édit de Nantes.

Samantha Reichenbach, conservatrice du MIR

Fondation Martin Bodmer, Cologny, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
17 janvier 2017 - 31 décembre 2017

Deux statues sur la route des grands explorateurs James Cook et Henry Morton Stanley

Ils osèrent se confronter au mystérieux, partant à la découverte de zones qui, sur les cartes, portaient encore naguère l’inquiétante mention « Terra incognita » ou le dessin d’un Léviathan de cauchemar. Devenus presque mythiques, leurs voyages fondateurs furent consignés par écrit pour un public toujours avide d’horizons nouveaux, comme l’étaient déjà les lecteurs du Livre des Merveilles de Marco Polo. Qu’il s’agisse du capitaine James Cook sillonnant les eaux du Pacifique ou de Henry Morton Stanley s’enfonçant au cœur de l’Afrique, ces grands explorateurs découvrirent des civilisations et des formes d’art jusqu’alors inconnues du monde occidental. Au sein de l’exposition permanente de la Fondation Bodmer se trouvent donc associés les éditions originales de ces célèbres livres de voyage (A Voyage Towards the South Pole, and Round the World [1777] et How I found Livingstone [1872]) et deux prêts du Musée Barbier-Mueller. Provenant des îles de la Société, une statue d’ancêtre en pierre volcanique écarquillait sans doute déjà ses yeux ronds démesurés, lorsque que le HMS Endeavour vint relâcher sur ces rivages. Quant à Stanley, il a pu croiser, partant en expédition depuis Zanzibar et la côte de Tanzanie, la statue funéraire zaramo également exposée, datant du XIXe siècle. Ce rapprochement inédit entre éditions originales occidentales et statues de peuples lointains illustre à merveille ce dialogue interculturel que Martin Bodmer, longtemps vice-président du CICR, a voulu matérialiser dans sa bibliothèque et ses collections.

Nicolas Ducimetière, vice-directeur de la Fondation Martin Bodmer

Musée d’art moderne et contemporain, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
25 janvier 2017 - 7 mai 2017

Dubuffet et les Barbus Müller

Le Mamco prépare pour le printemps 2017 une importante exposition consacrée à une peinture contemporaine volontiers qualifiée de régressive dans la manière qu’elle a de se jouer de la virtuosité et du bon goût, tant dans le style qu’elle propose que les sujets qu’elle choisit. Cette volonté de « prendre la peinture à rebours » pour reprendre les termes de Magritte, nous amène à considérer de près les sources historiques de ces artistes. Il nous paraît ainsi essentiel de consacrer une salle à Jean Dubuffet et témoigner de l’acuité de son regard sur les formes marginales. À ce titre, nous sommes heureux de pouvoir emprunter au Musée Barbier-Mueller l’un des Barbus Müller, ces « pierres de Vendée » qui fascinèrent Dubuffet, ainsi que l’une de ses gouaches. Outre l’envoûtement étrange qui se dégage de ces pièces, leur présentation conjointe nous permet d’entrevoir la façon dont Dubuffet s’est constitué une histoire de l’art « privée, partielle et partiale ».

Paul Bernard, conservateur au Mamco

Fondation Pierre Gianadda, Martigny

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
31 janvier 2017 - 19 novembre 2017

Hercule enfant à la rencontre de Hercule Léontè et d’Apollon citharède

La Fondation Pierre Gianadda est heureuse de participer à la célébration des quarante ans de l’ouverture du Musée Barbier-Mueller à Genève, en présentant pendant un an dans son parcours archéologique cet émouvant Hercule enfant que Jean Paul Barbier-Mueller avait acquis avec sagacité à Paris en 1957, il y a exactement soixante ans. Ce marbre romain aussi évocateur qu’inattendu, grandissant l’image juvénile de l’adolescent victorieux du lion de Némée, est encadré ici par les deux marbres virils monumentaux découverts en 2011 à Martigny : Hercule Léontè – vainqueur du lion – et Apollon citharède à la lyre. Ces puissantes effigies grandeur nature sont sensiblement de la même dynastie julio-flavienne que l’Hercule enfant. L’iconographie triomphante de la peau de lion qui ceint les épaules de l’enfant pare de même le torse puissant de l’Hercule Léontè.
Nous avons noué avec Monique et Jean Paul Barbier-Mueller, dès l’ouverture de la Fondation à Martigny il y a quatre décennies, des liens d’amitié aussi fidèles que complices, puisque nous vivons avec le même enthousiasme le partage de nos inclinations artistiques avec un public chaque jour plus curieux et plus attentif.

Léonard Gianadda, président de la Fondation Pierre Gianadda

Centre d’art contemporain, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
21 février 2017 - 30 avril 2017

Roberto Cuoghi accueille une statue de Mehrgarh

Cette figurine féminine datant du IIIe millénaire av. J.- C. provient de Mehrgarh (actuel Pakistan), l’un des sites archéologiques les plus anciens d’Asie du Sud. Généreusement confiée par le Musée Barbier-Mueller à l’occasion de ses 40 ans, cette pièce trouve un écho particulier avec la quinzaine de sculptures de Roberto Cuoghi exposées au Centre, figures hybrides et difformes semblant provenir de temps immémoriaux. Passionné par les cultures anciennes, Roberto Cuoghi a étudié la langue et les rituels assyriens de manière approfondie. Il a reproduit à grande échelle une figurine du démon mésopotamien Pazuzu conservée au musée du Louvre. Les formes voluptueuses de la figurine de Mehrgarh, liée au culte de la fertilité, contrastent avec les corps tronqués de Roberto Cuoghi. Pourtant, tous deux témoignent de la force évocatrice d’une forme de représentation divine et ancestrale.

Andrea Bellini, directeur du Centre d’art contemporain

Musée d’art et d’histoire (MAH), Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
15 mars 2017 - 31 juillet 2017

Une entrevue entre un officier d’époque trajane et deux de ses contemporains

Ce buste d’officier d’époque trajane fait écho à deux œuvres prestigieuses exposées au Musée d’art et d’histoire et complète également la série de monuments funéraires, qui réunit des sarcophages et des fermetures de niches sépulcrales.
Parmi les fleurons de la collection romaine figure une statue en pied de triomphateur provenant de la région d’Ancône (inv. 8938). Elle représente un homme nu, de face, un manteau sur l’épaule ; dans sa main gauche, il tient une épée rangée dans son fourreau. Si le corps nu est idéalisé, la tête, aux traits marqués, est celle d’un homme d’âge mûr. S’agit-il de Trajan ou de son père ? L’identification n’est pas assurée.
Un buste plus grand que nature de l’empereur Trajan, vêtu d’une cuirasse et du manteau militaire (inv. 19049), enrichit la galerie de portraits romains. L’officier inconnu de la collection Barbier-Mueller est coiffé comme l’empereur en mèches ramenées vers l’avant, formant une frange sur le front. Ce mimétisme est un signe de loyauté.

Béatrice Blandin, conservatrice du domaine archéologie, Musée d’art et d’histoire

Musée du quai Branly-Jacques Chirac, Paris

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
20 mars 2017 - 18 juin 2017

Deux masques de Nouvelle-Irlande mis à l’honneur

Le Musée du quai Branly-Jacques Chirac est heureux de saluer les 40 ans du Musée Barbier-Mueller. Ouvrant au public ses collections d’arts non-occidentaux, le musée de Genève fut une institution pionnière dans la reconnaissance des cultures et des arts du monde harmonisant avec rigueur l’approche scientifique et l’exigence esthétique.
La générosité de Monique et Jean Paul Barbier-Mueller à l’égard des collections publiques françaises est insigne. Qu’il s’agisse des collections Nigeria puis des collections Indonésie cédées aux Musées de France, de pièces majeures au Pavillon des Sessions du Louvre, de dons réguliers comme celui du Trésor de bijoux indonésiens, elles ont enrichi définitivement les collections du musée du quai Branly-Jacques Chirac. Deux masques importants de l’île de Nouvelle-Irlande en Papouasie-Nouvelle-Guinée viennent de Genève pour fêter notre fraternelle complicité. Ils offrent aux visiteurs dès l’entrée du musée une vision du génie de l’art océanien que nous partageons en toute amitié.

Stéphane Martin, président du Musée du quai Branly-Jacques Chirac
Yves Le Fur, conservateur général du patrimoine au Musée du quai Branly-Jacques Chirac

Musée d’ethnographie de Genève (MEG), Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
23 mars 2017 - 31 décembre 2017

Des fleurons d’Océanie investissent une vitrine du MEG

Le MEG et le musée Barbier-Mueller coexistent à Genève depuis 1977, avec pour point commun l’étude et la célébration de la créativité des cultures des cinq continents. Mais si le premier est un musée d’ethnographie, où les objets et documents les plus diversifiés renseignent sur les cultures, le second est un musée d’art où les chefs-d’œuvre les plus aboutis de maîtres, connus ou anonymes et des traditions les plus diverses, se côtoient. Il est une autre différence fondamentale : les collections du MEG sont de provenances très diverses et ont été façonnées par des générations de directeurs et de conservateurs, alors que les collections du musée Barbier-Mueller sont le fait de l’œil de de son fondateur Jean Paul Barbier-Mueller, qui s’était donné la mission de développer une collection initiée par Josef Mueller en 1907. Aujourd’hui le MEG est honoré d’accueillir, le temps des événements anniversaires de 2017, ces quelques pièces parmi les plus importantes de la collection océanienne du musée Barbier-Mueller.

Boris Wastiau, directeur du MEG

Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
29 mars 2017 - 19 novembre 2017

Exorciser la guerre ? Un masque de guérisseur du Sri Lanka

Ce masque facial du Sri Lanka déformé par un « rictus dramatique » a été choisi par notre Musée car il m’a immédiatement fait penser aux « gueules cassées » de la Première Guerre mondiale, il y a cent ans, à leurs visages complètement ravagés par la mécanisation industrielle de la guerre, à leur air rendu hagard tant par la souffrance physique que par celle, psychologique, qui leur fut infligée. L’horreur de ce qu’ils avaient vu, enduré ou perpétré et le traumatisme qui s’ensuivit les a transformés et marqués à jamais.
Au-delà de cette première réminiscence visuelle, ce masque pourrait symboliser toutes les douleurs que l’homme inflige à ses semblables dans une litanie dont on ne sait où elle a commencé et que l’on ne voit pas finir. En réalité, il est utilisé dans des rituels d’exorcisme pour combattre certaines maladies.
Peut-on combattre la guerre ? Pourra-t-on l’éradiquer un jour en reconnaissant qu’elle n’a jamais permis de rien résoudre ? Ne reste-t-il que l’exorcisme ?

Roger Mayou, directeur du Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge

Fondation de l’Hermitage, Lausanne

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
7 avril 2017 - 15 août 2017

André Derain, collectionneur d’art africain

En 2004, la Fondation de l’Hermitage a eu le privilège d’exposer pour quelques mois les trésors de la céramique précolombienne de la collection Barbier-Mueller. C’est un honneur et un plaisir d’accueillir aujourd’hui l’une des pièces majeures de la collection, un masque téké-tsaayi du XIXe siècle. D’une grande rareté, ce masque au décor géométrique très pur a appartenu à André Derain, qui fut l’un des premiers artistes occidentaux à s’intéresser aux cultures extra-européennes. Dès 1906, le jeune peintre fauve vibrait d’émotion devant les collections d’art africain du British Museum : « C’est pharamineux, affolant d’expression », s’exclamait-il alors, fasciné par ces « formes issues du plein air, de la lumière ». Peint peu avant cette confrontation cruciale, un tableau de Derain appartenant à la collection de la Fondation Bührle, La table (1904-1905) vient, dans les salles de l’Hermitage, à la rencontre du masque. Par sa simplification formelle, ses lignes marquées, ses couleurs puissantes, cette peinture manifeste une envie de moyens plastiques nouveaux, une aspiration à « sortir du cercle où nous ont enfermés les réalistes », que la découverte de l’art africain va encourager de manière décisive.

Sylvie Wuhrmann, directrice de la Fondation de l’Hermitage

Institut du monde arabe, Paris

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
13 avril 2017 - 30 juillet 2017

Cinq œuvres d’Afrique noire au sein de l’exposition « De Tombouctou à Zanzibar, islams africains »

À l’occasion de l’exposition de l’Institut du monde arabe sur la diffusion et les cultures de l’islam en Afrique sub-saharienne, cinq pièces phares de la célèbre collection Barbier-Mueller sont présentées. Elles scellent notre vœu de célébrer les quarante ans d’ouverture du musée genevois. Cette sélection d’objets témoigne de la créativité des artisans d’Afrique subsaharienne et vient appuyer la richesse des sujets développés dans l’exposition. Plusieurs masques rythment le parcours, comme le masque ci-contre, le masque-planche bedu, impressionnant par sa taille et son décor en damier ou encore le masque Sibondel – en forme de buraq ailé – exhibé lors de fêtes religieuses musulmanes. Ces chefs-d’œuvre uniques, rassemblés à titre exceptionnel, offrent au visiteur un aperçu des traditions cultuelles qui coexistent avec l’arrivée de l’islam. À ces objets cérémoniels s’ajoutent des armes protéiformes dites « mahdistes » dont le fameux couteau de jet à inscription épigraphique arabe. Ces œuvres de la collection Barbier-Mueller jouent un rôle crucial dans l’exposition et révèlent la diversité des productions et des pratiques cultuelles en Afrique.

Nala Aloudat et Hanna Boghanim, commissaires de l’exposition, Institut du monde arabe

Musée Rietberg, Zurich

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
5 mai 2017 - 4 septembre 2017

Une réunion de famille gouro : deux masques et une poulie de métier à tisser sculptés par le Maître de Bouaflé

Le rôle des artistes traditionnels ainsi que leurs idéaux de beauté et leur application dans les œuvres sont des thématiques centrales, mises en lumière depuis plusieurs décennies au Musée Rietberg.

Le petit chef-d’œuvre présenté ici – à l’origine un étrier de poulie de métier à tisser – est attribué au « Maître de Bouaflé », actif aux alentours de 1900 dans le centre de la Côte d’Ivoire. Ses masques et poulies qui se caractérisent par des yeux obliques en amande et un front élégamment bombé étaient déjà convoités sur le marché de l’art d’avant-garde à Paris dans les années 1920. L’étrier de poulie de métier à tisser de la collection du Musée Barbier-Mueller est maintenant exposé face à deux masques du même maître conservés au Musée Rietberg. Les sculpteurs gouro ont toujours veillé à ce que l’étrier, le cou et la petite tête composent une unité formelle et que les parties individuelles hétérogènes soient reliées entre elles pour créer un tout harmonieux. Leur tradition sculpturale, leur préférence pour des vues de profil et leur inclination pour de surprenantes inventions ont exercé une influence extrêmement favorable sur le façonnage de ces sculptures miniatures.

Lorenz Homberger, ancien conservateur du Musée Rietberg

Ariana, Musée suisse de la céramique et du verre, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
9 octobre 2017 - 31 décembre 2017

L’art des Cyclades, une inspiration pour les céramistes contemporains

On le sait, la création contemporaine s’épanouit volontiers en prenant appui sur l’histoire de l’art et les civilisations anciennes. Ainsi, la pureté intemporelle et la rigueur formelle de l’art des Cyclades ne cessent d’impressionner.

Le céramiste suisse Édouard Chapallaz (1921-2016) réalise sa série Cyclades suite à la visite marquante d’une exposition à Karlsruhe en 1976. L’émail blanc mat au zinc dont il nappe ses contenants discrètement anthropomorphes tranche avec les émaux vivement colorés, inspirés de la porcelaine chinoise, auxquels le céramiste nous avait habitués.

Allemand d’origine, Hans Coper (1920-1981) émigre en Grande-Bretagne en 1939, où il travaillera en étroite collaboration avec Lucie Rie (1902-1995). Les vases de Coper, sobrement recouverts d’émail noir ou blanc mat, se distinguent par leur élégante sobriété. La série « Cycladic Arrow » en constitue sans doute la quintessence.
Les œuvres prestigieuses d’art cycladique de la collection Barbier-Mueller mettent en lumière, dans un dialogue qui traverse le temps et les mediums, les céramiques conservées au Musée Ariana.

Anne-Claire Schumacher, conservatrice du Musée Ariana