Ce vase haut, à fond plat et parois évasées, porte une petite ébréchure au col. Cette céramique, façonnée à la main, se distingue ici par son décor floral, incisé au pied du récipient. De production courante à l’époque amratienne, ces vases rouges à bord noir ont connu en Égypte une diffusion chronologique et géographique très large. Le contraste bicolore qui les caractérise était obtenu par un processus de cuisson particulier.
Initialement, le vase était engobé d’ocre et lissé au moyen de polissoirs en pierre. Puis, lors de la cuisson, le récipient était posé à l’envers sur le foyer et à moitié recouvert de combustible. La coloration noire de l’intérieur de la poterie et de sa paroi extérieure résultait alors d’une carbonisation, tandis que l’autre partie était rougie durant cette cuisson par l’oxydation des particules de fer contenues dans l’argile. Il ressort de ce procédé de cuisson une palette de noirs et de rouges, aléatoirement répartis sur la surface de ces vases [1].
Publ. : Butor et Valloggia 1990, p. 107 et 130.
[1] Bibliographie : Hendrickk et al. 2000.