La femme est assise sur un gros rocher, souplement accoudée à gauche, et dirige son regard vers le côté droit. L’irrégularité du support où elle est posée et l’attitude où elle est saisie, les pieds posés sur des niveaux inégaux, contribuent à animer l’ordonnance de son vêtement, un grand himation qui enveloppe entièrement un corps svelte et juvénile déjà recouvert d’un chiton, de longs plis aux réseaux changeants, où alternent les lignes rigides et les courbes flexibles.
La tête, où les yeux allongés et la petite bouche composent une physionomie quelque peu hautaine, étonne par une coiffure inhabituelle, à la fois complexe et volumineuse. Les figures installées sur des bases rocheuses ne sont pas rares dans la coroplathie, à partir de l’éclosion du style de Tanagra, où la mode capillaire représentée ici est plutôt inattendue.
Publ. : Zimmermann 1991, p. 140-141.