Tandis que les sculpteurs grecs viennent assez tard aux sujets enfantins, la plastique romaine y est particulièrement sensible. C’est ici un Hérakliskos, ou représentation d’Héraklès enfant, qui donne à l’artiste l’occasion d’exprimer l’image touchante d’un petit garçon aux chairs tendres et lisses.
Sous la léontè, la peau du lion de Némée, le regard poupin et rêveur glisse sur le côté, où il n’est pas impossible que le bambin ait tenu la redoutable massue. On sait la victoire d’Héraklès étouffant dans son berceau les serpents envoyés par Héra. La légende du héros enfant permet l’éclosion d’une image où s’allient force et grâce. C’est ainsi que l’on représente parfois les enfants impériaux. La forme idéale de ce visage, qui date de l’époque d’Hadrien, ne plaide pas dans ce sens.
Publ. : Dörig 1975, n°377 (J. Chamay) ; Zimmermann 1991, p. 152-153.