Après une longue résistance à l’idée de faire un portrait, les artistes grecs, à partir du IVe siècle avant J.-C., ont beaucoup cultivé ce genre, qui rappelait le souvenir des grands hommes, gouvernants, grands capitaines, poètes et philosophes.
C’est grâce à un petit buste en bronze du musée de Naples que l’identité de ce personnage est assurée, car une inscription le dit : il s’agit d’Hermarchos, élève, ami et compagnon d’Épicure, dont il enseigne la doctrine et auquel il succède brièvement.
Cette copie romaine, parmi beaucoup d’autres, restitue bien l’expression profonde d’un homme de pensée, au visage marqué par l’effort intellectuel, dans le style de la première moitié du IIIe siècle avant J.-C., période de la carrière du philosophe.
On sait que le personnage était représenté assis : il n’est pas impossible que l’original grec de ce portrait ait été groupé avec ceux d’Épicure et de Métrodore, dans le jardin où l’on enseignait comment trouver le bonheur. Le visage d’Hermarchos dit bien que le chemin n’est pas facile.
Publ. : Richter 1965, p. 205 ; Jucker 1967, p. 87 sq. ; Jucker et Willers 1982, n° 13 ; Zimmermann 1991, p. 115.