La bouterolle est un élément de décor situé à l’extrémité du fourreau d’une épée ou d’une dague, exécuté en bronze, en os ou en ivoire. Sur les bas-reliefs de Persépolis, nombreux sont les gardes, les dignitaires, qu’ils soient perses ou d’une autre nation, portant une arme blanche.
L’une d’entre elles, citée par Hérodote [1], est appelée akinakès. Il s’agit d’une courte épée ou dague utilisée à l’origine par les Scythes et les nomades indo-iraniens des steppes, puis diffusée par les Perses. L’ornementation de son fourreau comporte une bouterolle ouvragée [2].
Le motif, emprunté à l’art scythe, est animalier : un fauve ou encore un capriné, comme ici. Sur ce fragment de relief, la représentation est décorative, palmettes et cannelures ; le corps du bélier est réduit au minimum, quoiqu’il soit plus réaliste dans les détails que les bouterolles des nomades. Des exemplaires similaires se trouvent sur les bas-reliefs du Tripylon [3].
Publ. : Zimmermann 1991, p. 69.