Urne exécutée en tôle de bronze martelée, d’épaisseur égale et parfaitement lisse. Elle comporte quatre parties : panse à profil incurvé, épaule plate presque horizontale, col tronconique, lèvre débordante et incurvée vers l’intérieur. L’épaule, repliée par-dessus la panse, se trouve assujettie à celle-ci par une série de rivets à tête conique qui assurent aussi la fixation des deux anses. Ces anses très fines, de section quadrangulaire, sont coudées et s’élèvent assez haut, assurant une bonne prise en main.
Les urnes villanoviennes en bronze sont plus rares que celles en terre cuite. Il semble qu’on cassait l’une des anses lors du rituel funéraire. Ce n’est pas le cas ici, ce qui suggère d’autres utilisations de ces urnes, qui pourraient avoir joué le même rôle que les amphores. Cela étant, les vases biconiques en bronze ayant servi d’ossuaire sont bien attestés en Étrurie méridionale, à Tarquina, Vulci, Véies, etc. L’exemplaire décrit ici date de la seconde moitié du VIIIe siècle.
Publ. : Dörig 1975, n°114 (J. Chamay) ; Zimmermann 1991, p. 64, fig. 23, p. 169 ; Barbier 2000, p. 108 ; Barbier-Mueller 2003, p. 4.