La lame a la forme d’une feuille de bambou ; la garde séparant la lame du manche se recourbe comme deux petites cornes de buffle vers le bas. Ces poignards sont munis de trois sortes de poignées.
Type 1 : la forme simple d’un T. L’éditeur se permet d’ajouter que ce type peut comporter des variantes étonnantes, avec une lame recevant une nervure centrale, formant au surplus deux éléments cintrés successifs, une pointe saillant vers l’extérieur étant placée à mi-distance entre la garde et la pointe, le manche comme la lame recevant un décor de spirales entrelacées, et le pommeau étant gravé lui aussi [1].
Type 2 : la forme simple d’un bulbe, parfois avec des fentes et qui peut faire usage de grelot, chose donnée pour certaine par Bezacier [2].
Type 3 : divers manches sophistiqués, adoptant l’aspect d’une figure féminine ou masculine, d’animaux s’étirant vers le haut.
L’arme reproduite ici, du type le plus simple, n’a rien d’un « fleuron » au sein d’une collection. Il s’agit plutôt d’un document archéologique permettant au lecteur de voir de quelle arme courte était armé le guerrier ordinaire. Le type est apparu au IVe siècle avant J.-C., et il perdurera avec des variantes diverses jusque dans les premiers siècles de l’ère chrétienne.
Édité par Laurence Mattet