Idole en marbre appartenant à la dernière phase de la culture d’Ozieri de type Porto Ferro. Elle est atypique [1], en ce sens qu’elle a les bras levés, et non les mains sur les hanches, avec des espaces ajourés entre le torse et les bras. Des trous antiques, percés à l’extrémité de ceux-ci (avant-bras du côté gauche) et à la base du cou, laissent présumer que l’on avait réparé des parties cassées (c’est fréquent dans les idoles cycladiques), les fixant au moyen de liens. La statuette était sans tête. Celle-ci a été reconstituée à une date récente en utilisant une résine facile à distinguer (la ligne du cou, où s’était produite la brisure, est marquée d’un sillon).
Publ. et repr. (avant restauration de la tête) : Thimme 1980, n°12, description p. 363.
[1] J. Thimme (1980, p. 363) note que « seule par sa partie inférieure conservée, l’idole semble appartenir au type ajouré des idoles de Porto Ferro ». En parlant du « Typus der durchbrochen gearbeiteten Porto Ferro-Idole », que nous avons rendu par « ajourations », Thimme pensait évidemment aux vides existant entre le torse et les bras arrondis du type 3.