Deux coupes ou plateaux à offrandes

Deux coupes ou plateaux à offrandes

Le tertre appelé Tépé-Hissar se trouve tout près de la ville moderne de Damghan, sur le versant méridional de l’extrémité orientale de la chaîne de l’Elbourz, qui domine au nord la plaine de Gorgan, où s’alignent des dizaines de sites archéologiques. Il fut fouillé en 1931-1932 par une mission de l’université de Pennsylvanie, conduite par E. F. Schmidt [1].

Schmidt découvrit trois niveaux préhistoriques que l’on situe entre 3200 et 2000 avant J.-C. La couche la plus récente, appelée III, appartenant à l’âge du Bronze ancien (la phase II étant à placer dans le Chalcolithique), se subdivise en A, B et C et est à peu près contemporaine du royaume fondé en Mésopotamie par Sargon, donc placée entre le Sumérien dynastique ancien et le Néo-sumérien (environ 2400 à 2100 avant J.-C.).

Dans cette couche III C, riche en céramiques, où apparaissent des cruches au long bec (ancêtres des vases que l’on voit si souvent à l’âge du Fer, mille cinq cents ans plus tard), l’on a trouvé d’abondants réceptacles en albâtre, de formes très différentes.

Dans son ouvrage capital sur l’Archéologie de l’Iran ancien, parfois dépassé, il est vrai, par de récentes découvertes, L. Van den Berghe a reproduit un groupe d’objets en albâtre, parmi lesquels une coupe ou plateau à offrandes à haut pied absolument semblable aux nôtres, et une autre dont le pied est plus épais, plus bas [2]. Toutes deux proviennent des fouilles de Schmidt, et appartiennent à la période III C.

Publ. : Zimmermann 1991, fig. 15, p. 22.

[1] Schmidt 1937.

[2] Van den Berghe 1959, pl. 11, fig. d.