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Le chemin de l’Inca
Le passé des Andes

Du 10 juin 2011 à décembre 2012

L’exposition met en valeur deux moments de l’ histoire précolombienne des Andes : un espace consacré à la culture inca où sont exposés certains de ses objets les plus représentatifs, témoignages de la grandeur de cette civilisation ; dans un deuxième espace, situé au premier étage, le passé des Andes est évoqué grâce à un aperçu des cultures précédentes, pré-incaïques, établies tout au long de la région andine.

La région andine est divisée en écosystèmes d’une extrême diversité. L’impressionnante cordillère des Andes conditionne l’existence de paysages qui vont de déserts côtiers jusqu’à des montagnes culminant à 6000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Quand on veut en différencier les territoires, c’est justement l’altitude qui constitue le trait saillant, sans oublier pour autant l’influence de certains courants maritimes et la composition variée des sols, contribuant également à cette grande diversité de l’environnement.

Depuis 3000 ans avant J.-C. à peu près, divers groupes humains se sont installés dans la région andine et ont engendré des cultures distinctes qui connurent au XVe siècle une période de grande splendeur avec la croissance de l’Empire inca, dont la chute date de 1532.

Parmi ses créations les plus surprenantes, se détache le Qapaq Ñan, c’est-à-dire le Chemin de l’Inca, un réseau de voies qui couvrait une immense région allant du sud de la Colombie actuelle au nord-est de l’Argentine et au centre du Chili, en passant par l’Équateur, le Pérou et la Bolivie. On en distingue encore aujourd’hui les vestiges, que l’on peut parcourir à pied en grande partie.

Pour ce qui est de sa structure générale, les Incas utilisèrent des voies préexistantes qu’ils agrandirent, pavèrent et parsemèrent de tambos, c’est-à-dire d’auberges, ainsi que de centres administratifs. À un moment donné, le chemin se divisait en deux : une route longeait la côte et l’autre traversait l’intérieur ; elles étaient reliées entre elles par des chemins transversaux et secondaires qui parvenaient jusqu’aux plus petites localités.